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Henri Spitezki (30/11/2011)

CAFE DE FLORE MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011 à 19H15
 
Henri SPITEZKI  -Economiste sociologue
 
 
        
 
 
 
Docteur en Sciences de gestion et conseiller en management stratégique auprès de grandes entreprises
 Henri Spietezki signe chez UNICOMM un ouvrage "L'ECONOMIE DU CHAOS
au sous-titre évocateur et tout à fait d'actualité "CHRONIQUE D'UNE FAILLITE ANNONCEE"
L'auteur y souligne les incohérences d'un système économique mondial devenu selon lui hors de contrôle
où la spéculation supplante toutes autres valeurs et donne une explication à la crise actuelle
"Pourquoi et comment en est-on arrivé là"? 
 

 

 
 
 
 
Cher Henri Spitezki,   Vous êtes titulaire d’un DES de doctorat ès Sciences Economiques et d’une licence en sociologie Vous avez successivement exercé des responsabilités chez Bull, puis dans des filiales de Conseil, de la Société Générale, avant de fonder votre propre Cabinet de Conseil  en management stratégique. Vos nombreuses interventions vous ont amené à conseiller de grands groupes français et étrangers, ainsi que des organisations internationales. Auteur de travaux de recherches et d’articles vous avez constamment assumé en parallèle, des activités d’enseignement. Vous êtes actuellement chargé d’enseignement aux Universités de Paris IX Dauphine et de Paris 1 Sorbonne.

Votre présentation ce soir est on ne peut plus opportune lorsque nous considérons l’actualité de ce jour. A la clôture de ce soir 30 novembre 2011 le CAC enregistrait une hausse de + de 4% à la suite d’une décision concertée de la BCE, de la Réserve Fédérale Américaine, de la banque du Canada, de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Japon et de la Banque Nationale suisse de fournir des liquidités au système financier mondial et soulager les tensions sur les marchés financiers.

Ceci semble toutefois d’autant plus étonnant que les 2 problèmes majeurs auxquels le monde fait face sont loin de trouver leurs solutions :

-Surendettement des Etats : lesquels sont confrontés aux problèmes de devoir payer plus cher le renouvellement des emprunts et de réduire drastiquement leurs dépenses

-Absence de croissance pour la zone euro et les USA. L’OCDE anticipe une croissance du PIB de seulement 0,2 % en zone euro pour 2012.

Sans croissance, quid des rentrées fiscales et de l’investissement ?

Certes à court terme l’envolée des spreads des pays européens semble indiquer une crise de liquidités et beaucoup souhaitent une intervention de la BCE et du F E S F pour racheter massivement la dette de ces pays.

Il n’en demeure pas moins que la croissance et l’investissement sont en panne et que la demande restera limitée compte tenu des plans d’austérité présents et à venir.

Dans ces conditions, une sortie de la crise par le haut c’est-à-dire par une croissance mondiale sinon européenne semble problématique, et les politiques monétaristes ont nettement marqué leurs limites (voir le quantitative easing aux USA).

D’après vous Henri Spitezki que faut-il donc attendre ou craindre de la situation actuelle ? Et la solution est-elle partiellement ou totalement entre les mains du politique ? »

Gisèle Dupré 3011/2011

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